
Situé chronologiquement juste après le tout premier God of War sur PS2 , Ghost of Sparta démarre très fort. Comme d’ailleurs à chaque épisode , faisant goûter de ses lames ( attachées à de longues chaînes ) à moult hommes poissons , Kratos doit en outre se coltiner Scylla , un monstre marin de plusieurs gigantesque , avant d’atterrir non loin de son but . Explosions incessantes , déferlement d’ennemis . . . Le sang gicle par hectolitres au milieu d’une mise en scène toujours aussi dynamique .
Le joueur , pris dès les premières minutes de jeu , se voit trimballé dans des lieux au nom évocateurs ( Héraklion , le volcan de Methana , Sparte ou le Domaine des morts ) et ne décroche plus . Une addiction précoce , due à une mécanique de jeu souple et variée , et qui a fait ses preuves Les différents combos au sol comme dans les airs s’enchaînent avec facilité , tandis que la garde , le contre et l’esquive se maîtrisent rapidement . Les séquences de QTE ponctuent avec sauvagerie certains affrontements et permettent de s’extirper sans trop de casse de passages de plateforme stressants. Varappe , natation et puzzles à résoudre viennent calmer quelque peu l’énergie débordante de Kratos . Voilà du GoW en barre , du très bon , avec son lot de nouveautés : notre psychopathe favori dispose désormais d’une chope à bout de course ( en maintenant L et Rond ) et est amené à maîtriser des armes et des pouvoirs inédits. Entre autre , le Fléau de Théra qui provoque des dégâts de feu indispensables pour venir à bout des armures ; l’œil de l’Atlantide qui projette un rayon électrique ; les armes de Sparte ( lance pour les attaques a distances et bouclier à la résistance salvatrice ) . Bien entendu , toutes ces nouveautés , ainsi que la palette des coups subiront des améliorations au fur et à mesure que l’on engrangera de l’expérience.
Pendant une dizaine d’heures de déglingage jouissif , immergé dans la mythologie grecque ( rencontres avec des cyclopes , des minotaures et des figures légendaires comme Midas ) , on en vient presque à oublier que la Terre continue de tourner . Mais il n’y a pas que sa beauté , extrême , qui rend ce titre exceptionnel : son scénario- malheureusement peu aidé par une version française dissonante – se révèle plutôt chiadé . Il permet de mieux comprendre le passé du héros balafré , son attachement à Sparte , et sa haine envers les dieux à qui, il botte le train dans God of War II et III . Bref , un destin écrit en lettre de sang . C’est certainement l’un des meilleures titres sur PSP .





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